10.06.08
Selon le baromètre Ernst & Young 2008, l’Europe – qui attire 42% des flux mondiaux – reste la première région d’accueil. La France maintient sa 2e
place européenne, derrière le Royaume-Uni, pour l’accueil des implantations internationales (541).
Principaux enseignements : un leadership certain dans les technologies vertes et une lente transition vers une économie du savoir et des services.
L’attractivité d’un site se définit à partir de plusieurs critères : l’image qu’il projette, la perception de la capacité du pays ou de la région à fournir les meilleurs avantages concurrentiels en matière d’implantations internationales et la confiance qu’il suscite.
La France confirme sa transition vers une attractivité tertiaire : avec 3 012 emplois créés par les activités de services en 2007, le site France bénéficie, à l’échelle européenne, de près du quart (23 %) des emplois créés dans ce secteur. Les implantations internationales de nature industrielle sont majoritairement responsables du recul des emplois
(-47 %).
La France reste, derrière le Royaume-Uni, la deuxième destination européenne des centres de décision et centres de R&D. Ces deux activités représentent avant tout un intérêt stratégique en termes de rayonnement et de potentiel de création d’emplois directs et indirects. Elles sont en France à l’origine de 5 272 créations pour 2007, c’est-à-dire 21 % du total des implantations de centres de décision et centres de R&D en Europe.
Selon les décideurs interrogés pour le baromètre de l’attractivité du site France, les plus grandes sources d’innovation en France pour les cinq prochaines années viendront :
Les technologies propres sont à la fois l’exigence de demain et l’assurance d’une source nouvelle d’innovation. Elles ont le vent en poupe et c’est précisément dans ces domaines que la France est reconnue pour ses leaders mondiaux, tant dans le domaine de l’environnement que de l’énergie avec à la fois Véolia, EDF, GDF, Suez, Areva, mais également de nombreuses PME et entreprises en création dans l’industrie et les services. Elle détient là tous les éléments pour affirmer un leadership sur ces secteurs, une ambition légitime à condition de savoir y associer PME, groupes et initiatives régionales.
La France ne parvient pas encore à compenser la fuite de ses unités de production par l’attraction des grands investissements tertiaires mondiaux. Elle dispose cependant de leviers puissants pour faire la différence dans une mondialisation accélérée. Le baromètre d’Ernst & Young cite, parmi les atouts :
La présidence française de l’Union européenne au 1er juillet 2008 se présente comme l’opportunité d’inscrire l’Europe et la France dans une démarche résolument mondiale. Le paysage économique ne cesse de s’étendre au-delà des frontières actuelles de l’Union à 27. La rive sud de la Méditerranée offre des potentiels novateurs qui sont à la fois concurrents et compléments du site France.
Dans un monde qui change à un rythme plus soutenu que celui de la France, libérer les initiatives et stimuler la créativité sont les deux termes de l’équation proposée par les 203 décideurs internationaux interrogés sur l’attractivité du site France.
La Chine est perçue comme la région la plus attractive aux yeux des investisseurs étrangers, devant l’Europe et l’Inde, selon l’enquête annuelle Ernst & Young de l’Attractivité européenne, menée auprès de 834 décideurs internationaux de tous pays et de tous secteurs et dévoilée, le 5 juin 2008, à la World Investment Conference de La Baule (France).
Cependant, l’Europe occidentale conserve dans les faits la première place pour les investissements directs étrangers (IDE). En 2007, les IDE mondiaux ont atteint un montant record et l’Europe occidentale bénéficie de 37 % des opérations réalisées.
L’Europe occidentale opère une lente transition vers une économie du savoir et des services. Les implantations tertiaires (centres de R&D, sièges sociaux, back offices et centres d’appels) deviennent majoritaires avec 60 % des emplois créés par les implantations internationales alors que les activités industrielles créent 30 000 emplois de moins par rapport à 2006 (soit une baisse de 51 %).
Au sein même de la chaîne de valeur de leurs entreprises, les investisseurs attendent davantage d’innovation dans les interfaces clients – web, télécom, multimédia (48 %), ou dans la supply chain (27 %) qu’au cœur même des produits (en 5e position avec 17 %).
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Région : Lorraine
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