16.06.09
Simulation et modélisation collaborative pour les sciences du vivant
La Commission européenne a autorisé, le 14 mai 2009, 0SEO à financer le projet R&D BioIntelligence pour 46,3 millions d'euros.
Porté par Dassault Systèmes et SoBioS avec la participation de PME et d'organismes publics de recherche, il a pour o bjectif de développer un outil informatique qui permettra d'accélérer la sortie de nouvelles molécules pharmaceutiques.
L'aide se décline ainsi :
Le montant des dépenses retenues de ce programme s’élève à 118,2 millions d’euros sur cinq ans.
Le soutien public bénéficiera en premier lieu à Dassault Systèmes (14,5 millions d'euros, dont 6,4 millions sous forme d'avances remboursables), chef de file du projet, mais également à Sophia BioSystems (SoBioS) (12,9 millions d'euros, dont 7,0 millions d'avances remboursables).
Il vise le développement d’un environnement logiciel intégré, pour la découverte et le développement de nouvelles molécules et entités biologiques, et destiné aux industries pharmaceutiques, cosmétiques et phytosanitaires.
Cet environnement numérique innovant sera inspiré de l’approche PLM (« Product Lifecycle Management ») pour les industries manufacturières. Il permettra de favoriser et d’aider à la transformation des pratiques actuelles dans les entreprises des industries du vivant, qui sont confrontées à une complexification croissante de leurs processus de recherche biomédicale.
Le développement d’une telle plateforme de simulation et de modélisation associée à des bases de données biologiques permettra d’anticiper les échecs de nouveaux produits en phase d’essais cliniques et d’accélérer le développement de molécules innovantes.
Ce projet est porté par Dassault Systèmes, leader mondial des solutions de gestion du cycle de vie des produits et pionnier du marché du logiciel ; il apporte au projet BioIntelligence ses compétences logicielles et mathématiques dans les domaines de la simulation, de la modélisation, de la prédiction et de la visualisation, ainsi que des débouchés commerciaux par sa maîtrise de la vente de produits et services informatiques à des grands comptes.
Les partenaires du projet sont également des PME, des groupes industriels et des institutions académiques de haut niveau scientifique et technologique.
Il s’agit notamment :
«Grâce à ce programme particulièrement novateur, la recherche biologique verra son efficacité substantiellement améliorée par les outils de modélisation et de simulation systémiques. BioIntelligence, et la plateforme BioPLM qu'il envisage de développer, sont à l'unisson des grands objectifs de recherche européens, sans que l'aide n'induise d'importantes distorsions de concurrence. »
Neelie Kroes, Commissaire chargée de la concurrence