Propriété industrielle
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Vendredi 28 mars 2008

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Parrot

Après des débuts difficiles, l’entreprise Parrot s’est taillé la part du Lion sur le marché de périphériques sans fil pour téléphones mobiles. Aujourd’hui leader mondial dans son secteur avec pas moins de 160 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2006, Parrot a reçu le 16 janvier 2008 un Trophée INPI de l’innovation, largement mérité.

« Si on n’est pas en avance, on est en retard », le mot est lâché par Henri Seydoux, président-directeur général, et fondateur de la société parisienne Parrot, leader mondial du marché des périphériques sans fil pour téléphones portables, couronné le 16 janvier 2008 par un Trophée INPI de l’innovation parrainé par OSEO. Et s’il l’affirme, c’est en connaissance de cause, pour avoir connu des débuts difficiles.

En 1995, l’entreprise, à l’époque spécialisée dans la reconnaissance vocale, entre en contact avec la firme Ericsson, intéressée par cette technologie. Un premier partenariat qui permet de mettre le pied dans le secteur de la téléphonie, et d’obtenir un refinancement. Alors que la téléphonie mobile est en train d’exploser, les inventeurs du Bluetooth cherchent des applications industrielles à leur découverte. Henri Seydoux décide alors de tout miser sur cette innovation. Malgré un lancement raté le 11 septembre 2001, au Salon automobile de Frankfort, la technologie Bluetooth se vend bien dès 2002. Les industriels de l’automobile, comme PSA, client historique, commencent à s’intéresser de près à la téléphonie main libres embarquée et ouvrent ainsi à Parrot la voie d’un marché en expansion.

L’exercice 2002 se clôt avec 3 millions d’euros de chiffre d’affaires, un début modeste. Henri Seydoux y croit « Le téléphone cellulaire est un produit porteur, c’est une révolution en termes de mobilité. Avec le temps que les gens passent en voiture chaque jour, nous étions sur le bon marché ». À partir de là, l’ascension de Parrot est fulgurante.

Avec 166 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2006 et de fortes prévisions de croissance, l’entreprise est leader mondial des périphériques Bluetooth pour mobiles. Et les équipes de recherches et développement nous préparent encore de bonnes surprises, enceintes Bluetooth sans fil, cadres photo numériques, le marché s’élargit « Toujours à fond dans le wireless » rajoute Henri Seydoux.

D’où vient cette créativité ? Parrot maîtrise totalement la conception de ses produits des composants au design, en passant par les logiciels, pour être toujours en avance, un investissement qui représente pas moins de 8 % du chiffre d’affaires en 2006. On comprend pourquoi un exemplaire de « Patent or die » traîne sur le bureau d’Henri Seydoux.

Depuis ses débuts, l’entreprise fait gérer sa propriété industrielle par Dominique Dupuis Latour, du cabinet allemand Bardehle, Pagenberg & Associés , et dépose une quinzaine de brevets par an. Aujourd’hui tout le monde utilise les produits Parrot, une fierté pour son fondateur « quand, rentrant de vacances, je suis tombé pour la première fois sur un taxi équipé d’un kit main libres Parrot, c’était plutôt gratifiant ».

L'entreprise a obtenu la qualification "entreprise innovante" pour l'accès aux FCPI et a été accompagné par OSEO dans ses projets d'innovation depuis ses débuts.

REPORTAGE

Parrot

Leader mondial du marché des kits mains libres pour la téléphonie en voiture. Coté en Bourse.Politique de propriété industrielle et export.

Secteur : TELECOMMUNICATIONS (TIC)

Région : Île-de-France

Reportage diffusé sur LCI du 7 au 13 avril 2008


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