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« Innovation : c’est le marché qui décide ! »

Lundi 07 juin 2010

Dans le cadre de son partenariat avec OSEO, MécaSphère  a publié l'éditorial suivant dans son numéro de juin 2010 (PDF téléchargeable ci-contre ).

« L'excellence scientifique française ne fait plus débat. En revanche, l’exploitation économique des connaissances issues de la recherche est loin d’être optimale... Pourquoi ? Le financement de la R&D adopté par notre pays explique en partie ce phénomène.

La recherche bénéficie d’un soutien important des pouvoirs publics. Tant mieux, mais l’argent de l’État doit rester source de richesse, de croissance et d’emplois. Et la recherche ne devient moteur de croissance que si l’idée rencontre son marché. C’est tout l’enjeu de l’innovation !

En France, le modèle de valorisation de la recherche repose sur la démarche technology push  : les chercheurs travaillent sans garantie de  commercialisation à la clé. Les modèles performants à l’étranger favorisent au contraire la méthode du market pull  : les entrepreneurs sélectionnent les idées les plus prometteuses de la recherche pour les porter sur le marché.

Les financements publics dédiés à l’innovation doivent prioritairement servir deux objectifs distincts et complémentaires : stimuler les efforts de R&D au sein des entreprises innovantes – aboutissant directement à une commercialisation – et inciter à une plus grande collaboration des sphères publique et privée, afin d’optimiser l’effet de levier engendré par les financements de l’État.

Certes, les pouvoirs publics ont déjà fait beaucoup en ce sens. Pour preuve, la création en 2005 d’OSEO, bras armé de l’État en matière de soutien de l’innovation, via le rapprochement de l’ANVAR et de la BDPME. Objectif : tout denier public mobilisé doit générer un important effet de levier. Comment ?

En octroyant des subventions et des avances remboursables pour les projets d’innovation les plus risqués, et aux côtés des banques, en garantissant des interventions en fonds propres et le cofinancement des investissements les plus prometteurs.

Œuvrer à la coopération entre universités, laboratoires et industries, inciter à la collaboration entre PME et grandes entreprises, décloisonner les secteurs au profit d’écosystèmes permettant l’éclosion des projets innovants, aider nos entreprises à exporter et à collaborer avec des entreprises étrangères, favoriser la présence des PME au sein des pôles de compétitivité…

Voilà tout ce que des finances publiques bien orientées permettent de faire, voilà ce qui crée de la valeur.

De nombreuses initiatives gouvernementales vont en ce sens, complétant de manière opportune l’action d’OSEO : crédit d’impôt recherche, loi TEPA-ISF, création du statut d’« entreprise innovante » permettant l’accès aux FCPI… Il faut pousser cette logique encore plus loin.

C’est l’objet de l’emprunt national pour les investissements porteurs d’avenir. Les PME vont y trouver un soutien pour tirer notre pays sur le chemin de la croissance. Ce sont elles qui permettront de sortir de la crise par le haut. Donnons-leur les moyens de faire de la France le grand pays d’entrepreneurs et d’innovation dont nous rêvons tous ! »

François Drouin

Télécharger le PDF ci-dessous

Format PDF MécaSphère_14_20100607 (4,41 Mo)

MécaSphère_14_20100607

CITATION F. DROUIN :

« Stimuler les efforts de R&D au sein des entreprises innovantes et faire collaborer les sphères publique et privée, cela permet d’optimiser l’effet de levier engendré par les financements de l’État. »


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