Une mesure fiscale pour soutenir les efforts de R&D des entreprises.
Le crédit d’impôt recherche (CIR) est une aide fiscale destinée à̀ encourager les efforts des entreprises en matiè̀re R&D.
Il s'agit d'une réduction d'impôt calculée en fonction des dépenses de R&D de l'entreprise. L'excédent du CIR non encore imputé fait naître une créance sur l'Etat que l'entreprise peut mobiliser.
Depuis le 1er janvier 2008, le dispositif a été considérablement renforcé, simplifié et déplafonné. Il est assis uniquement sur le volume de R&D déclaré par les entreprises et le taux du CIR accordé aux entreprises est de :
Les entreprises entrant pour la 1ère fois dans le dispositif, bénéficient d'un taux de 50% la 1ère année puis de 40% la 2e année.
Le crédit d’impôt vient en déduction de l’IR ou de l’IS dû par l’entreprise au titre de l’année où les dépenses ont été engagées.
L’entreprise doit déposer auprès de l’administration fiscale un formulaire spécifique (2069A, en ligne sur www.impots.gouv.fr) avec sa déclaration habituelle.
Qui peut en bénéficier ?
Toutes les entreprises industrielles, commerciales ou agricoles, soumises à l'impôt (quel que soit leur taille ou secteur d'activité).
Les activités retenues dans l’assiette du CIR correspondent à̀ la dé́finition internationale des travaux de R&D qui a été é́tablie par le Manuel de Frascati dans le cadre de l ’OCDE.
Trois catégories sont généralement distinguées et souvent utilisées comme référence :
Pour être é́ligible au titre du CIR, la cré́ation ou l'amé́lioration d'un produit, d'un procé́dé, d'un process, d'un programme ou d'un é́quipement doit pré́senter une originalité́ ou une amé́lioration substantielle ne résultant pas d'une simple utilisation de l'é́tat des techniques existantes.
Les dépenses concernées sont les dotations aux amortissements fiscalement déductibles, les dépenses de personnel (chercheurs...), de fonctionnement, opérations de R&D sous-traitées, dépôts de brevets, normalisation, veille technologique...
Voir fiche CIR et la R&D sous-traitée
Pour s’assurer que ses dépenses de R&D peuvent être prises en compte dans le cadre du CIR, l’entreprise peut déposer une demande d’avis préalable (appelé rescrit fiscal, cf. site du ministère) auprès de la direction des Services fiscaux dont elle dépend pour sécuriser ses calculs au préalable. En cas d’absence de réponse de l’administration dans un délai de trois mois, l’accord est réputé obtenu.
Les entreprises doivent déduire, de l’assiette du CIR les aides directes - avances remboursables et subventions (aides à l'innovation d'OSEO) - perçues au titre d'un projet de R&D, l’année de leur perception.
En cas de succès, l’avance est remboursée et ré́intégrée dans les bases de calcul du CIR l’année du remboursement.. Voir fiche CIR et avances remboursables
Le crédit d'impôt recherche est imputé sur l'impôt à payer par la société, sinon il est remboursé au terme de la troisième année.
Jusqu’en 2008, le remboursement immédiat concernait uniquement :
Pour l’année 2009, la loi de finances rectificative pour 2008 dispose qu’à titre exceptionnel, toutes les entreprises peuvent demander le remboursement immédiat des créances de CIR dont elles sont titulaires au titre des années 2005, 2006 et 2007.
Les entreprises qui ne peuvent ni l'imputer, ni se le voir rembourser ont la possibilité de mobiliser la créance que représente le crédit d'impôt recherche auprès d'OSEO
Tous les formulaires utiles sur :
enseignementsup-recherche.gouv.fr
Bilan 2005 du CIR (extrait du rapport annuel 2007 d'OSEO sur les PME)
Mise en oeuvre du plan de relance de l'économie
Remboursement immédiat du CIR à toutes les entreprises
Permettre à l’entreprise de mobiliser cette créance fiscale et de bénéficier ainsi d’une trésorerie immédiatement disponible.
Stéphane Biardeau, direction du financement court terme
Dominique Chapard, direction de l'innovation